Demain c'est les Fêtes Johanniques.
Y'a un an, on a été au Fêtes Johanniques, on s'est baladés main dans la main, on a bu du vin avec des mecs d'un stand, on a rit, on a parlé et c'était chouette.
Ce soir je suis fatiguée, et y'a des larmes qui débordent de mes yeux. Y'a du vide qui déborde de ma bouche, ça se faufile dans mes veines, ça entoure mes organes et ça les serre. Je sens plus mes mains, je sens plus mon cœur et mon cerveau s'est mis en pilote automatique.
Y'a un an, je ne savais pas, j'étais innocente et insouciante, j'avais des grenouilles dans l'estomac et c'était plutôt chouette.
Ce soir, les grenouilles sont mortes, l'innocence envolée et il me reste juste mes yeux pour pleurer. Je tiens à peine debout.
Y'a un an t'étais là et ça, ça change tout.
vendredi 31 mai 2013
mardi 28 mai 2013
Dialogue
Tu crois quoi? T'es là avec ta gueule mouillée et tes pieds sales. Tu crois que c'est comme ça que tu vas me donner envie? Assise par terre, on dirait un moineau avec une aile broyée. Toute façon c'est ce que t'es, t'es broyée de l'intérieur, y'a plus rien qui existe à l'intérieur de toi, on ne pourrait même pas y faire pousser un acacia, même ton cœur il s'est barré, il veut plus toi, adieu le chat. Ton estomac c'est une serpillière, tu le noies sous l'alcool pour diluer tes angoisses et tes peurs, tu espères que si tu les vomis elle ne monteront pas jusqu’à ton cerveau. D'ailleurs parlons en de celui-là! Même plus capable d'envoyer correctement les messages nerveux, tu restes paralysée, allongée toute la journée, à regarder le plafond, comme si ça allait t'aider, comme si le plafond détenait la solution. Putain tu me fais marrer! Tu crois que j'ai envie de te sauver, de nous sauver? Plutôt crever, ouais. Avec ta gueule enfarinée, tu crois que j'en ai envie de cette vie de là? Le bonheur c'est trop de pression pour toi, tu gâches tout dès que tu l'aperçois tout là bas et encore pire si tu le touches du bout des doigts. C'est plus facile pour toi d'être malheureuse, plus facile de décrocher, tu te laisses porter et puis tu regardes ton stupide plafonnier. La vie ça demande de la force, faut s'accrocher, faut se battre, toi avec tes petits poings et tes muscles en fromage blanc, forcément tu fais pas le poids. Tu crois que j'ai envie de t'aimer? Je t'aime comme on aime les monstres, ils sont gentils mais on ne veut pas d'eux dans notre vie. Allez défends toi, aie un sursaut, un peu de fierté, de dignité. Tu me fais honte, y'a plus rien, plus une seule étincelle dans tes yeux, t'es vide de l'intérieur, si on te touche tu vas tomber en morceaux. On aura l'air beaux, tiens. J'ai tout essayé, ça me fait trop de mal de te regarder, le vide enfle en toi, tu vas finir par éclater. Puis toute façon si c'est pas lui, c'est moi qui te tuerais. Y'a plus rien qui se propage en toi, la vie te traverse à peine. Putain t'as l'air maline, avec tes larmes aux coins des yeux, et ta bouche qui se tord de douleur, comme si tu me faisais déjà pas assez peur. Putain ressaisis toi, tu crois que t'as besoin de ça? Comme si on avait pas assez souffert, comme si notre vie était déjà pas enfer.
Je veux plus te voir, arrête de te regarder dans le miroir, retourne t'allonger de toute façon c'est pas aujourd'hui qu'on va changer.
Je veux plus te voir, arrête de te regarder dans le miroir, retourne t'allonger de toute façon c'est pas aujourd'hui qu'on va changer.
Moi je et mon tu
Je veux l'ivresse, l'envie et la passion. Je veux goûter, croquer avec déraison.
Ces trucs qui font que tu te sens vivant, que ça bat encore là dedans, que ça fourmille encore dans ton sang. Le soucis c'est que ça détruit ton cœur, tu deviens tornade, cyclone et condensé d'électricité et lui, il sait plus avancer. Tu crois qu'il va survivre à ton envie de vivre?
J'ai envie de vibrations, je veux sentir chaque pore de ma peau, je veux que ça crisse, que ça glisse. T'façon tu sais pas écarter les cuisses sans y laisser un bout de toi, oui c'est un délice mais tu sais pas faire ça.
J'ai plus besoin d'être construite, d'être debout, y'a plein de trous à l'intérieur, dans mon cœur, je suis le chaos, un truc qui part en fumée, je suis poussière. Je suis par terre , y'a mon coeur qui se serre, fallait pas franchir les barrières.
Je voulais juste l'ivresse et de la tendresse, un peu de folie après la tristesse.
Inscription à :
Commentaires (Atom)