Je continuerais de ressentir trop, d'avoir besoin de vomir mes émotions. Je suis malade, je n'ai pas encore deviné quel mal me ronge, fatigue permanente, hématomes spontanés, douleur constante dos, reins, genoux puis y'a la tête, j'essaye de découvrir un peu plus chaque jour ce qui se passe là dedans. Je me fouille de l'intérieur, j'arrache mes organes un par un, je plonge la main dans mes tripes, tu viens dîner?
Je serais toujours celle qui s'emporte parce que le monde n'est pas juste, je serais toujours inadaptée dans mes relations, je vais continuer à merder parfois, je vais continuer à pleurer de temps en temps, je vais continuer à être moi et à être animée. Je veux pas m'éteindre, comme tous ces gens, tous ceux qui abandonnent et se foutent de tout. Je crois qu'au fond j'ai un profond dégoût pour vous ainsi qu'une infinie tristesse. Un jour y'avait ce garçon, il était chouette mais y'avait rien qui rythmait sa vie, y'avait rien qui le mettait en colère, qui le révoltait, rien à quoi s'accrocher à part sa petite personne, pourquoi je m’intéresserais à autre chose alors que je suis dans un confort absolu. Sa vie était facile, j'ai cru que je pourrais m'y faire, ça m'a reposé pendant un temps puis un jour je me suis réveillée et c'était fini, j'avais besoin que ça me secoue alors que lui était tout mou. Je veux pas m'éteindre, je veux que continue de souffler sur moi toutes les choses qui me font vivre. Mon monde craint et je continuerais à essayer de le changer, même si je dois finir éreintée, même si j'ai plus de voix à la fin, même si ça fait mal, même si ça me transperce. Parce que y'a tous les autres moments, ceux avec la lumière rosée, les mains dans l'herbe grasse et son sourire.
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