Ce texte va être compliqué à sortir, vous me pardonnerez si c'est confus, et sans poésie.
J'ai fait une crise d'angoisse y'a deux heures, une belle, une comme j'en ai pas fait depuis six mois. Celle qui te happe, qui déconnecte ton cerveau, le monde autour de toi n'existe plus, et des larmes roulent sur tes joues. Ça se joue en vingt secondes et tu n'as plus aucun contrôle, elle s'accroche dans ta poitrine, ça serre, ça fait mal putain, elle descend dans ton estomac et y met tout son poids. Tu n'arrives plus à respirer, tu cherche de l'air en vain, tu ne sais plus où donner de la tête, faut remettre tes idées en place, aider ton cerveau pour le retour à la réalité, te calmer, enlever ce poids qui se trouve un peu partout dans ton corps, arriver à respirer... Ah oui, respirer, faudrait peut-être commencer par là, j'ai pas de sac en papier pour m'aider, faut que je compte, plus rien n'existe, un, deux, un, deux, expire bien, inspire pas trop. Je serre fort la main de ma moitié, allez arrête, t'as l'air bête et ridicule, je suis sûre qu'il comprend rien, un, deux, expire fort, inspire un peu. Je m'abreuve de son odeur, de ses bras qui m'enserrent, t'es en sécurité, même avec tout ce monde autour, il est là, expire beaucoup, inspire doucement.
Il suffit d'une odeur, d'une musique pour que tout flanche, ça m'arrive de moins en moins, au bout de huit ans et avec tout ce que j'ai traversé, j'ai appris à contrôler. J'ai changé d'endroit mille fois pour ne plus affronter les souvenirs, j'ai appris à gérer.Mais là c'était trop, trop gros, trop dingue, trop réel et impossible à la fois.
Ton violeur en face de toi ou peut-être pas, juste quelqu'un qui lui ressemble comme deux gouttes d'eau mais putain c'est déjà trop, et tu tombes, le sol s'échappe sous tes pieds, tu glisses déjà dans le tuyau de l'angoisse. Aperçu deux secondes et tu pleures déjà à gros sanglots, je vous jure j'ai essayé, j'ai tenu tant que j'ai pu, j'entendais plus rien, je voyais plus rien "tu veux qu'on aille par là?" "oui heu je sais pas" T'essayes de rester debout, de continuer à marcher, puis ça coule sur tes joues, faut que tu t'assois. Essaye de rationaliser, pourquoi ici, pourquoi lui, c'est pas lui, oui mais c'était quoi ce regard, t'façon c'est trop tard la machine est lancée. Tout remonte à la surface, ton sang se glace. Oui attrape moi fort, comme ça c'est ça, ramène moi à notre réalité, celle où je suis forte et déterminée. Ton violeur à deux mètres de toi et patatra.
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