samedi 1 septembre 2018
J'ai faim de toi, d'aventures, de moments heureux, d'espaces et de ciel bleu.
Je suis prise de fringales frénétiques.
Déguster les nuages, avaler les orages, laper les océans. Toujours plus fort, toujours plus grand.
Je veux manger tout ce qui passe, remplir mes espaces.
Boulimie vitale.
jeudi 30 août 2018
Poèmes
Chair brûlée
Je sens mon cerveau s'évader
Les bleus glissent sur ma peau
Endomètre en trop
Ovuler, ce fardeau
Mélopée de soie
Cache joie
Rouge soi***
***Mes doigts glissent, sifflent
Contre ta peau glacée
Je te lisse, hisse
Contre ma peau tachetée
Je t'arrache
Je te déracine
À cette souche, d'arbre
Noire Glycine, nocturne
Etendue de mon amour
Noeuds entremêlés et alentours***
***La tristesse inonde mes veines
Autant que l'alcool inonde les tiennes
Ta bouche molle, des mots, égraine
Voix pâteuse, danse sulfureuse
Tes pensées s'enchaînent, vaseuses
Tu perds le fil, mince, fragile
Au bout, je me disloque
Je me désarticule
Stoppons cette mascarade ridicule***
dimanche 3 août 2014
Semaine de merde
Ça fait une semaine que j'ai envie de vomir, envie de vomir de colère, de tristesse, d'excitation. J'en peux plus, ça va pas, c'est pas bon, y'a plus de liesse, de joie juste des galères, des pleurs et ces foutus cachetons. Je me sens seule, je dérive au large, plus ça va plus je m'éloigne et toi tu ne te rend pas compte, tu continues dans ton chemin pendant que moi je suis déjà barré au loin. Tu me suis pas, tu m'a quitté des yeux juste un instant pour refaire tes lacets, pour un truc important ou un appel urgent, c'était déjà trop tard. Je me sens vide, c'est un cauchemar, trop fatiguée pour dormir la nuit, trop fatiguée pour tenir la journée. Je vois pas le bout, je vois même plus tes bras pourtant ils étaient toujours là... Je veux juste m'enfouir, m'enfouir dans toi enfin je crois, je suis plus sûre de rien.
dimanche 6 avril 2014
La colère
Une fois n'est pas coutume.
Je ne sais plus me contrôler, j'avais réussi à devenir cette fille douce, qui ne s'énerve pas, que tes paroles et attitudes blessent moins, seulement après des mois de douceur, la fille sympa en a ras le bol, y'a la violente qui tape de toutes ses forces pour sortir de cette trop petite cage thoracique. Elle veut des verres qui éclatent, des gros mots envoyés dans ta sale tronche de petit abruti (la gentille fille est choquée), elle veut des coups de pieds dans les meubles, des coups de poings dans les murs, elle veut des lames de rasoirs sur ses bras et du sexe de réconciliation aussi violent. Mais que je sois la gentille fille, ou la méchante y'a jamais rien qui s'arrange, le sexe je m’assois dessus (et pas comme j'aimerais), ton attitude ne change pas. Bientôt je serais juste la fille qui a laissé tomber, parce que les vieux singes ils font toujours les mêmes grimaces et ils sont toujours aussi cons.
mercredi 29 janvier 2014
Une dernière fois
Les deux filles avaient décidés de se retrouver une dernière fois, pour un dernier voyage, elles avaient pique-niqué dans le jardin ou la jungle comme Anna l’aimait l’appeler, observant la Seine calme avant les prochaines crues. Anna essayait de photographier chaque détails, d’enregistrer chaque souvenirs, elle les étiquetait et les rangeait dans les petits tiroirs de son cerveau. Puis elles avaient mangé le soir sur la petite table de la cuisine, celle dont on rabat une partie pour la mettre contre le mur, elles avaient joué au Triomino en écoutant Kasabian comme à leur habitude.
Alice s’était levée pour allumer le petit poste
Ce sont tes yeux noirs
Un corps musclé des cheveux courts
Tu ressembles à un garçon
Et je sens ta peau même sans lumière
Les serpents sont légendaires »
« Ces arabesques sur ta peau sont-ce des promesses ou bien des maux ? »
dimanche 19 janvier 2014
Solution
vendredi 17 janvier 2014
La mer et le pardon
mardi 31 décembre 2013
Le Bilan 2
C'est l'heure du bilan, une année de passée, du temps écoulé, des mots emmêlés. Tout le monde y va de sa petite phrase, de ses remerciements, de "c'était la meilleure année de ma vie", plein de positivisme à vous en sortir par les trous de nez, bref vous l'aurez compris ça me donne envie de gerber. 2013 année de la baise? 2013 année de la merde.
2013 a soufflé le chaud et le froid, boulot, amour tout a foutu le camp, pendant que j'explosais niveau écriture, pendant que je vomissais tellement de mots sur mon clavier, qu'en photo je transpirais l'émotion et l'insolence, la jeunesse et la décadence. Plus l'amour se dissolvait sous mes doigts, plus je me noyais tout là-bas, j'ai bu à n'en plus pouvoir, j'ai exploré ma sensualité, j'ai pleuré à n'en plus savoir, l'amour m'a laissé tomber et je l'ai envoyer chier et à la fin ce bâtard m'a rattrapé. Les six premiers mois de 2013 ont ressemblé à un tourbillon de violence, de claques dans la gueule suivies de courtes caresses,puis de la chance, les six derniers ont été doux, humides, chauds avec quelques lames de couteaux. Un rappel incessant, profite petite, profite.
J'ai quitté mon cocon en même temps que j'ai quitté les tréfonds, j'ai pas voulu recommencer à zéro, j'ai juste voulu avancer hors de l'eau. Je reste dubitative, je déteste cette année autant que je l'aime de toute mes forces.
2014, je suis prête, balance.
vendredi 4 octobre 2013
Grey skies - Turquoise Days
Je serais toujours celle qui s'emporte parce que le monde n'est pas juste, je serais toujours inadaptée dans mes relations, je vais continuer à merder parfois, je vais continuer à pleurer de temps en temps, je vais continuer à être moi et à être animée. Je veux pas m'éteindre, comme tous ces gens, tous ceux qui abandonnent et se foutent de tout. Je crois qu'au fond j'ai un profond dégoût pour vous ainsi qu'une infinie tristesse. Un jour y'avait ce garçon, il était chouette mais y'avait rien qui rythmait sa vie, y'avait rien qui le mettait en colère, qui le révoltait, rien à quoi s'accrocher à part sa petite personne, pourquoi je m’intéresserais à autre chose alors que je suis dans un confort absolu. Sa vie était facile, j'ai cru que je pourrais m'y faire, ça m'a reposé pendant un temps puis un jour je me suis réveillée et c'était fini, j'avais besoin que ça me secoue alors que lui était tout mou. Je veux pas m'éteindre, je veux que continue de souffler sur moi toutes les choses qui me font vivre. Mon monde craint et je continuerais à essayer de le changer, même si je dois finir éreintée, même si j'ai plus de voix à la fin, même si ça fait mal, même si ça me transperce. Parce que y'a tous les autres moments, ceux avec la lumière rosée, les mains dans l'herbe grasse et son sourire.
jeudi 3 octobre 2013
Plutôt vachement
En attendant que tout ça se débloque, ma moitié dort à l'étage, Boris est en boule sur une chaise, tout est calme et gris et je dois dire que là toute de suite je suis plutôt vachement heureuse.
dimanche 22 septembre 2013
Comptine
vendredi 20 septembre 2013
Dépression, 3 petits tours et puis s'en va
Je suis ravie de voir des voix s'élever par rapport à la dépression, je suis triste de m'y retrouver mais ça banalise la chose, ça la sort de son carcan avec inscrit "tabou" dessus en lettre majuscules et grasses. Je ne vais pas vous exposer ici les maladies mentales dont je suis atteinte. J'en ai parlé un peu à droite à gauche et si ça me prend j'en parlerais de manière plus profonde. Je suis assez fière de moi de pouvoir en parler et tenter de l'expliquer aux gens sans fondre en larmes. Néanmoins la plupart des gens ne sont pas éduqués à ça. Le symptôme dépressif est particulièrement mal vu, "si tu veux t'en sortir t'as qu'a te sortir les doigt du cul" m'a-t-on gentiment affirmé plusieurs fois, sachez le cette phrase donne envie de vous dépecer vivant. Je ne souhaite à personne ce que je traverse, mais j'aimerais beaucoup vous y voir et à défaut ça me donne vraiment envie de vous retourner comme un lapin. La dépression n'est pas un manque de volonté à proprement parlé chez quiconque, oui certains n'ont pas la volonté de s'en sortir parce que tout est trop moche à leurs yeux, tu ne peux leur dire juste "vas y fais le, ai envie de t'en sortir". Mais allez y continuez de répandre cette très jolie phrase avec "quand on veut on peut", vous savez certainement mieux que les psy, et une médaille vous sera rendu pour avoir régler le problème de notre époque avec une seule phrase a laquelle personne n'avait pensé avant. Merci.
J'ai reblogué ce truc sur mon tumblr hier soir via chameleon child
- Just because I do something one day doesn’t mean I can do it another
- In fact sometimes BECAUSE i’ve done something one day will mean I can’t do it the next
- Just because I decide to do things that might be detrimental to my health occasionally doesn’t mean it’s okay for you to pressure me into doing similar things
- Just because I say I’m feeling good doesn’t mean I’m symptom free
- You don’t know how far I can walk
- You don’t know what I can eat
- You don’t know what my boundaries are
- You don’t know what I’m feeling right now
- and you don’t know the effect something will have
- and FYI "I had a shower today" is a completely legit reason not to do anything else
dimanche 8 septembre 2013
AA
J'ai fait une crise d'angoisse y'a deux heures, une belle, une comme j'en ai pas fait depuis six mois. Celle qui te happe, qui déconnecte ton cerveau, le monde autour de toi n'existe plus, et des larmes roulent sur tes joues. Ça se joue en vingt secondes et tu n'as plus aucun contrôle, elle s'accroche dans ta poitrine, ça serre, ça fait mal putain, elle descend dans ton estomac et y met tout son poids. Tu n'arrives plus à respirer, tu cherche de l'air en vain, tu ne sais plus où donner de la tête, faut remettre tes idées en place, aider ton cerveau pour le retour à la réalité, te calmer, enlever ce poids qui se trouve un peu partout dans ton corps, arriver à respirer... Ah oui, respirer, faudrait peut-être commencer par là, j'ai pas de sac en papier pour m'aider, faut que je compte, plus rien n'existe, un, deux, un, deux, expire bien, inspire pas trop. Je serre fort la main de ma moitié, allez arrête, t'as l'air bête et ridicule, je suis sûre qu'il comprend rien, un, deux, expire fort, inspire un peu. Je m'abreuve de son odeur, de ses bras qui m'enserrent, t'es en sécurité, même avec tout ce monde autour, il est là, expire beaucoup, inspire doucement.
Il suffit d'une odeur, d'une musique pour que tout flanche, ça m'arrive de moins en moins, au bout de huit ans et avec tout ce que j'ai traversé, j'ai appris à contrôler. J'ai changé d'endroit mille fois pour ne plus affronter les souvenirs, j'ai appris à gérer.Mais là c'était trop, trop gros, trop dingue, trop réel et impossible à la fois.
Ton violeur en face de toi ou peut-être pas, juste quelqu'un qui lui ressemble comme deux gouttes d'eau mais putain c'est déjà trop, et tu tombes, le sol s'échappe sous tes pieds, tu glisses déjà dans le tuyau de l'angoisse. Aperçu deux secondes et tu pleures déjà à gros sanglots, je vous jure j'ai essayé, j'ai tenu tant que j'ai pu, j'entendais plus rien, je voyais plus rien "tu veux qu'on aille par là?" "oui heu je sais pas" T'essayes de rester debout, de continuer à marcher, puis ça coule sur tes joues, faut que tu t'assois. Essaye de rationaliser, pourquoi ici, pourquoi lui, c'est pas lui, oui mais c'était quoi ce regard, t'façon c'est trop tard la machine est lancée. Tout remonte à la surface, ton sang se glace. Oui attrape moi fort, comme ça c'est ça, ramène moi à notre réalité, celle où je suis forte et déterminée. Ton violeur à deux mètres de toi et patatra.
mardi 3 septembre 2013
Rimes en our
lundi 2 septembre 2013
Lettre à ma mère
Alors quand tu me dis que depuis trois ans la situation n'évolue pas, je ris doucement. Ce n'est pas parce que tu ne les vois pas et ne les valide pas que ça n'en est pas moins des victoires.
mercredi 21 août 2013
Deuil à la con
La vérité c'est que c'est un peu plus moche, à un moment tu finis par ne plus correspondre à ce que les gens attendent de toi, et ils s'en vont. Parce que tout ça c'est éphémère. Tu pensais que t'en avais conscience, les relations on the web c'est quand même un peu bancal, mais tu t'es laissé prendre au jeu puis au final c'est pas si dangereux, on peut s'appeler un peu, tu peux être là quand ça va pas, je peux être là quand t'es triste,soul et las. Et toi avec ta naïveté habituelle, ton merveilleux monde des bisounours, tu penses que t'as construit un truc, une sorte de lien éternel (non peut-être pas c'était pour la rime), un truc qui va au delà du simple plan charnel. Bam crochet du droit, uppercut, tombé du toit.
Alors voilà avec Basil c'est fini (ce jeux de mot n'est compréhensible que par moi même), j'ai cru que j'avais réussi à y mettre une dynamique différente avec celui-là, et puis tu tombes de haut. Et même si aujourd'hui t'as ce que tu veux dans ta vie, c'est toujours dur de laisser partir autrui. Surtout quand cet abruti a été là pour toi dans certains pires moments de ta vie, quand il t'a entendu en pleurs au téléphone, que tu lui as confié certains détails intimes de ta vie. Et aujourd'hui tu te retrouves à abandonner tout ça.
Deuil de relation à la con.
Pour être honnête, t'étais aussi mon filet de sécurité, celui qui me rappelait que ouais putain j'ai morflé, que je méritais plus que ce qu'on m'avait donné, t'étais mon lien avec avant, le passé que t'as tendance a oublié parce que oui aujourd'hui c'est tout beau et tout rose oui mais demain? Comment je ferais demain?
dimanche 11 août 2013
Bilan à froid
mercredi 3 juillet 2013
Toi et moi et les gorges de Pennafort
mardi 25 juin 2013
On fait le bilan calmement
Je suis arrivé à Independanceville il y a trois ans et demi, avec un sac à dos et mon dossier pour m'inscrire à la fac. J'étais partis de chez ma grand-mère (loin) et je faisais l'aller retour dans la journée.
J'y suis retourné une semaine plus tard avec mon même sac à dos, pour commencer les cours et je dormais chez ma meilleure amie. Quand je me remémore ces souvenirs, j'ai comme un goût dans la bouche, de bonbons, de subway végétariens (mes premiers) et de larmes salées, c'est le goût de l'indépendance et de la liberté. Je m'étais sauvée enfin, j'avais fui et je prenais mon destin en main, il s'avère que ça a été plus compliqué que sur le papier, mais je me souviendrais toujours de cette sensation au creux de mon ventre, de cette ville qui fourmillait de promesses, d'avenir, de perspectives et d'envie de vivre. Si je fais le bilan, j'y ai vécu trois ans et demi, j'ai eu deux appartements, trois restaurants préférés, bu au moins 50 bouteilles de champagne, eu deux dépressions, découvert une vocation, eu quatre boulots, appris quatre langues,acquit trente appareils photo, je me suis engueulé trois cents fois avec mes parents, été six fois à l'hôpital, eu un rat et deux chats, eu les cheveux bleus trois fois, j'ai perdu six boules de pierçing, j'y ai fait deux tatouages, je m'y suis fait deux vraies amies et un meilleur ami pour la vie et j'y ai vécu trois histoires d'amour et je suis tombé amoureuse une fois. Je ne peux dire combien de litre de liquide salé ont débordé de mes yeux, ni combien de sourire se sont dessinés sur mes lèvres, j'ai des regrets, des trucs que je n'ai pas eu le temps de faire, c'est pas dramatique, ça me donne juste envie de vivre de manière plus intense la prochaine fois. Je sais que je ne pouvais pas rester plus, je suis parti un peu sur un coup de tête mais c'était le mieux à faire,j'étais arrivée au bout de mon amour pour Independanceville. Je l'ai épuisée jusqu'à la moelle, j'ai pris tout ce que je pouvais, j'ai enregistré dans ma tête toutes ces images les tristes et les jolies : le ciel violet du balcon, les éclairs les soirs de forte chaleur,la cathédrale illuminée,le marché de Noël, la gare,le soleil les fins de dimanche sur les brocantes,son regard au Fort, les yeux rieurs d'Elsa, le jour qui se lève sur le parc du centre, toutes ces odeurs : l'odeur de vacances dans le couloirs, l'odeur de la 2cv, celle de l'herbe mix goudron chaud après la pluie, celle de la crème solaire et de la peinture, des cigarettes menthol ...
C'est la fin d'une époque, de certaines envies, je ne sais pas où je vais mais je sais que j'ai fait pour le mieux.